Le monde des paris sportifs a changé, j’ai commencé à parier il y a très longtemps. À cette époque il n’y avait que 1 ou 2 sites sur lesquels parier, et aucune publicité pour ces bookmakers. À cette époque une cote à 1.40 était considérée comme très basse, voire ridicule, tellement elle était sûre. Aujourd’hui tout à changé, impossible de regarder un match, de naviguer sur internet, sans être harcelé de publicités pour un des nombreux bookmakers qui tentent de vous attirer en vous montrant des parieurs qui encaissent des sommes folles et qui finissent blindés. Aujourd’hui, nous pouvons parier en live, bénéficier de cash-out et même faire notre propre pari avec des systèmes comme « MyMatch ». Aujourd’hui une cote « sûre » est à 1.20.. et encore.
En bref tout a changé, mais une chose est sûre: si il y a toujours plus de bookmakers, et s’ils se battent tous à grand coup de publicités et de bonus pour vous attirer, c’est qu’ils finissent toujours gagnants.
Comment j’analyse:
Sur Betclic, Unibet ou autres, il y a maintenant sous les cotes des équipes, le pourcentage des parieurs qui ont parié tel ou tel résultat. Je déconseille de prendre en compte ces données, car beaucoup de parieurs sont des supporters et joue avec le coeur de manière non objective. Il n’y a qu’à voir le pourcentage des parieurs qui parient sur Marseille par exemple, même lorsque l’OM joue contre une équipe largement meilleure, par exemple en Europa League ou même en Ligue 1, Marseille sera souvent l’équipe la + pariée, tout simplement parce qu’il y a une grosse communauté de supporters marseillais en France et qu’ils parient sur Marseille de manière non objective. C’est le cas avec toutes les équipes très supportées. Ce pourcentage n’est donc pas à prendre au pied de la lettre car il n’est pas objectif.
Dans tous les cas, se laisser influencer par les pronostics des autres n’est pas à faire. Vous pouvez bien sûr vous aider de sites qui vous donneront les compos probables, les actualités, ou d’autres données importantes à prendre en compte, mais pour vous faire un avis personnel et objectif, vous ne devez pas prendre en compte les pronostics que vous verrez à droite à gauche car inconsciemment cela vous influencera dans votre réflexion, de toute façon quand un site vous dira blanc, l’autre vous dira noir.
Je ne prends pas non plus en compte les dernières confrontations directes entre 2 équipes qui s’affrontent, prenons comme exemple un Lyon-Marseille, je ne me fierai pas au résultat du dernier Marseille-Lyon, car on le sait, dans un championnat le match aller et le match retour peut être espacé de plusieurs mois. Donc même si il y aurait eu 3-0 pour Marseille au match aller, cela ne m’influencera absolument pas au moment de pronostiquer ce Lyon-Marseille. Car même d’une semaine à l’autre, les motivations changent, le 11 de départ, l’état de forme des équipes, et même l’entraîneur peut être différent.
Cela va peut-être vous étonner mais je ne me fie même pas au classement général. En effet pour ce Lyon-Marseille, je vais regarder le classement domicile afin de voir le nombre de points pris/match de Lyon à domicile, je ferai de même ensuite avec le classement extérieur pour regarder la même chose du coté de Marseille. Le classement général est selon moi trop général, si Lyon est à domicile il est plus logique de regarder leur forme à la maison, et la forme de Marseille uniquement en déplacement. Car Lyon peut très bien par exemple avoir 30 points en général, mais en avoir prit 15 à domicile, tandis que si Marseille a 30 points général avec 20 pris à l’extérieur (avec le même nombre de matchs joués que Lyon), je donnerai dans ma tête un léger avantage à Marseille qui est meilleure à l’extérieur que Lyon à domicile, même si Lyon serait devant au classement général.
Il est parfois plus simple de réussir à imaginer le contenu d’un match, plutôt que le résultat final, et tant mieux puisque c’est aujourd’hui très facile de miser sur les événements d’un match plutôt que sur la finalité. Si j’ai du mal à prédire le résultat (1, N, ou 2), je me demande à quel genre de match nous aurons affaire: nombre de buts, quelle équipe peut marquer, match équilibré ou pas, les joueurs en forme qui seront capables de marquer.. de cette manière cela nous offre plusieurs opportunités de paris.
Par expérience, je me méfie toujours des équipes qui enchaînent les victoires, je ne mise pas systématiquement sur eux car cela ne dure pas indéfiniment. Je préfère à la limite attendre (surtout si la cote est minime) un faux pas de cette équipe, pour les jouer au match d’après. De même pour les équipes enchaînant les défaites.
Bien parier c’est aussi une histoire d’opportunité. Il faut sans cesse être à l’affût des actualités, afin de dénicher de petits détails qui peuvent jouer en notre faveur, comme par exemple un changement d’entraîneur, le retour en forme d’un joueur, des recrutements malins, l’ambiance générale d’une équipe, le moral, le discours du coach..
Prenons l’exemple de Saint-Étienne cette saison, équipe au plus mal qui a enchainé les défaites et les matchs sans contenu pour finir dernière du classement, aucune motivation, une équipe résignée que j’évitais de jouer.. Puis un changement d’entraîneur, l’arrivée de Pascal Dupraz (coach qui connait les objectifs maintien, qui aime être proche de ses joueurs et les implique à 100% sur chaque match). Le discours change, l’ambition revient, le contenu s’améliore et on sent toute une équipe investie à 100%. Je savais dès l’arrivée de Pascal Dupraz que la dynamique allait changer et que cette équipe allait soit marquer des buts, soit commencer à prendre des points, et c’est pourquoi j’ai encaissé 5 fois sur les 6 paris que j’ai placés suite à l’arrivée de Dupraz. C’est ce que j’appelle saisir les opportunités. Mais cela implique d’avoir une très bonne connaissance du football, d’avoir beaucoup de temps à consacrer à cette activité, de suivre attentivement toute actualité.
Prendre en compte tout ce que je viens d’expliquer ne suffit pas. Il faut regarder les matchs, regarder, regarder, regarder. Avoir une idée précise du contenu que propose les équipes du match que vous allez parier.
Gérer sa bankroll:
Bien souvent les bookmakers offrent des bonus, de bienvenue ou autre, sous forme de freebets ou autre. Beaucoup de parieurs profitent donc de ces bonus pour tenter des choses. Le constat est simple, si les bookmakers se permettent de nous offrir autant de bonus, c’est que les parieurs n’en font pas bon usage, donc l’usage que nous en faisons est à revoir. Il faut considérer ces bonus comme un moyen de prendre de l’argent, simplement, même une petite somme, plutôt que d’en profiter pour tenter des cotes ou des combinés improbable en se disant « je m’en fiche ce n’est pas mon argent ».
Dans tous les cas, un bon pari est un pari que l’on place en se disant « je suis sûr que ça va passer » plutôt que « j’espère que ça va passer ». Cela montre que vous avez joué avec conviction, objectivement, en laissant de coté vos sentiments.
De manière générale je n’aime pas tellement les combinés, cela s’apparente plus à du lotofoot que du pronostic, car les cotes d’aujourd’hui sont tellement basses (sans être sûres), que beaucoup de parieurs font l’erreur, selon moi, de combiner plusieurs cotes prétendues sûres. Le fait que les cotes des favoris soient toujours très basse est due à 2 choses: Au fait que tous les parieurs se jettent dessus bêtement, et au fait que plus elle est basse, plus le bookmaker sait que vous aller la combiner. C’est donc un cercle vicieux qui tourne dans l’intérêt du bookmakers qui a tout compris: plus elle est basse = plus elle semble sûre = plus vous la jouez = plus elle baisse = plus elle est basse = plus vous la combinerez.. avec d’autres cote sur le même principe, alors que les cotes que vous combinez entre elles sont très mal cotées en rapport au match qui se jouera, et une de vos cotes « sûre » ne passera pas, ce qui fera perdre votre combiné. Comme je le dis souvent: safe+safe=pas safe. Et même si baucoup de pronostiqueurs ou de parieurs vont vous montrer leurs tickets tape à l’œil cotés à 50 ou même à 300.. il ne faut pas oublier que tenter une cote à 50 (par exemple) représente par le fait 1 chance sur 50 de gagner, même avec uniquement des cotes à 1.10. C’est comme lancer un dés à 50 faces et espérer qu’il tombe sur la face que vous avez choisi. Si vous tentez ça tout le temps, ayez a l’esprit que même si cela passe par chance, les gains de votre combiné rembourseront à peine tout ce que vous aurez dépensé avant d’en gagner un. En resumé, lorsque l’on joue des combinés, on espère qu’il passe, plutôt que d’y croire, comme du loto, et personnellement je ne joue jamais en espérant, mais toujours en étant sûr que.
Je déconseille bien sûr de doubler vos mises après chaque perte. Cette méthode s’appelle une martingale et elle peut être devastatrice. Il ne faut pas à tout prix vouloir regagner ce que vous avez perdu au pari précédent, cela peut vous mener à placer ce que j’appelle des paris impulsifs. Moi aussi au début de mon expérience dans les paris sportifs je voulais absolument faire grimper ma bankroll, ou rattraper mes pertes un peu n’importe comment, cela peut nous amener à placer des paris sur des matchs que nous ne connaissons même pas, en étant juste attiré par les cotes et en se disant « ça à l’air sûr, j’espère que ça va passer ».. grosse erreur. Une des clés les plus importantes est d’avoir la tête froide, prendre le temps, jouer sur ce que nous connaissons, et saisir les opportunités. La gestion des mises est également très importante, presque aussi importante que d’être un bon pronostiqueur, car un bon pronostiqueur peut être en perte même en gagnant 9 paris sur 10, si il ne gère pas ses mises correctement ou si il remise tout son bénéfice à chaque pari. C’est pour cela que je conseille de miser environ toujours le même pourcentage de bankroll (entre 15 et 25%) sur des paris simples.
Dans tous les cas je vous conseille d’être raisonnable, et de ne miser que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Rien n’est jamais sûr.